lundi 8 juin 2009

L'amour


Je ne te connais pas
mais depuis toujours tu es là
tu hantes les rêves
de la petite fille que je suis restée
Mes mains dessinent ta peau
mes yeux peignent ton visage

Je ne te connais pas
Mais mon avenir te conjugue
Tu es l’homme
de la femme que je suis devenue
Ma bouche embrasse ton reflet
Mes poings se serre sur ton absence

Tout le chemin parcouru
donne un sens à la route qui m’attend .

dimanche 7 juin 2009

l'amitié





Les amis, ce sont des petites fleurs colorées dans la brousaille environnante
Je m'émerveille de voir leur délicatesse
leur présence toute en douceur
et leur persévérence à éclairer notre jardin.



Certaines fleurs sont plus floues que d'autres
virtuelles peut-être
mais loyales à leur façon
Elles méritent mon attention.



Amis/fleurs, il me faut arrêter là
la comparaison
parce que les fleurs ne durent qu'une saison
les amis eux traversent les hivers.
Leurs couleurs jamais ne s'éteignent!

samedi 6 juin 2009

Mes cheap and dells à moi!

Dans la série "grands travaux en Saône et Loire" il y a : le bassin à combler chez Hélianthine!

Mes fidèles compagnons de galère se sont comme d'habitude proposés et ce matin 7h sous la pluie ils étaient là!

Je leur rends hommage avec ce diaporama avant de prendre la route.

Merci les gars!

Pause






Week end en vue pour Clara et moi. retour au vert.
Pas d'ordinateur et autres technologies de pointe ;-)

Du coup, pour me faire pardonner, je vous poste deux photos de Jean-Marc, garde forestier.

Je vous souhaite plein de bonnes choses et vous dis à lundi.

vendredi 5 juin 2009

Home



Ce soir comme une grande partie d'entre vous surement j'ai regardé "home".

"Le moteur de la vie c'est le lien. Aucun être ne peut vivre s'il n'est pas lié. "

En entendant cette phrase, j'ai pensé à vous.

mercredi 3 juin 2009

Plein les oreilles

A écouter à fond, légèrement éméché cliquez ici

Espagnolette



Il est cetaines fenêtres
ouvertes à l'espagnolette.

D'aucuns diront
Que c'est un petit bout de lorgnette
Une vision réductrice de la vie
Qui ne laisse pas même passer
le souffle parfumé du dehors



D'autres répondront
Que cet entrebaillement pudique
est prometteur de grandes ouvertures
Que l'on distingue déjà
en bas à gauche un bout de l'audacieux chèvrefeuille
au premier plan les branches protectrices du saule
(certes pleureur)
et qu'au fond les roses
sont le signe prometteur
d'une vie meilleure
et sont bien visibles.


Affaire à suivre....

Menace



Parfois
Une coquille ne suffit pas!

mardi 2 juin 2009

Dis moi comment tu aimes, je te dirai qui tu es....



Je t’aime


Un peu dit la femme d’affaire
Beaucoup dit le sportif entre deux scores
Passionnément écrit le poète
A la folie dit l’hystérique excessive
Pas du tout dit un pourtant vrai amoureux

un vrai

Mais qui n’ose pas
De peur que ses sentiments l’emportent
Vers des terres brûlantes
Qui consumeraient jusqu’à son âme.


Rectification après échanges de réflexions diverses et variées. Je n'aurai pas dû écrire "le vrai" amoureux ce qui discrédite tous ceux qui ne sont pas timides en amour. J'ai donc légèrement corrigé mon premier billet, voili voilou.

lundi 1 juin 2009

Tout vient à point pour qui sait attendre en silence....


Je suis le temps
Et j’attends
L’instant
Celui qui donnera sens
A ma si longue attente
Je suis vieux
Mes chairs sont flasques
Mais mon esprit reste en éveil
L’évènement viendra-t-il ?
Tous les jours
J’enfourche mon vélo
Je chevauche par delà la campagne
Puis à travers la ville
Pour rejoindre mon arbre
Le patient
Celui qui attend
L’instant.
Nous sommes les guetteurs
Du crépuscule et de l’aurore
Tout est blanc autour de nous
Il n’y a que l’arbre, mon vélo et moi de colorés
Avec les pavés gris et vert de mousse qui supportent notre immobilité
Nous sommes peut-être les seuls survivants
De ce monde absurde.
Et alors ? Qu’importe !
L’instant viendra.
Je comprendrai tout !

dimanche 31 mai 2009

Lorsque les corps parlent

Caisson nocturne
Bruit
Alcool
Nicotine
Odeurs de peau
Bassins avides
Regards concupiscents
Ici, pas de mot.
langage du corps
moins fatigant finalement
Baiser dérobé
Sans parole
Retour à l'aube
Sous le chant des merles
Conviction du petit matin:
si le corps inspire le désir
et sait y répondre
l'âme
continue d'aspirer à plus.


P.S : mais à quoi? that is the question!

Diaporama

samedi 30 mai 2009

Chiche, FAISONS LE!




Depuis quelques jours l'envie enfle dans mon esprit....



Un pique-nique de Bloggueurs.

Devenir vrais.

Une rencontre entre inconnus/connus.

Manger des cerises ensemble.

Puis je me dis : non, les bloggueurs tiennent à leur anonymat,

qui permettent le mensonge

Le lacher prise

Les excès de toutes sortes.

Puis certains sont de grands timides

Il seraient perdus au grand jour

Sans écran interposé.

Néanmoins je lance l'appel

Qu'en pensez-vous?



Je poursuis ce billet. Pourquoi cet appel? Quel sens lui donner? A quel besoin répond-il? Ces questions nous renvoient à une autre: qu'attendons nous les uns des autres?

je vous lis avec plaisir. J'ai l'impression de faire partie d'une communauté, de partager quelque chose de "spécial". je me lie affectivement à certains d'entre vous parce que les écrits ou les peintures ou les photos ou je ne sais quoi d'autre me touche. Un billet sur un blog déclanche souvent une série d'autres billets sur les blogs amis. Nous réfléchissons sur un même sujet, chacun à notre façon. Ce lien virtuel me fascine.

Néanmoins, il est virtuel.

Lorsque nous voyons un film sur un livre que nous avons aimé, nous sommes souvent déçus. Nous décevrions-nous les uns les autres? (sourire). Je suis la première à éviter de communiquer par mail interposé avec d'autres bloggueurs (pardon Bérénice) pour garder ce "rêve", cet espace de liberté impersonnel, tout sauf intime puis qu'offert à tous les yeux. Mais si on se voit en groupe, la magie peut perdurer. Le groupe empêche de se raconter. Le groupe protège.

Qu'en pensez-vous?


vendredi 29 mai 2009

Perturbations mnésiques



Décomposition
Désillusion
Pourrissement
Enfouissement
Miasmes
Toile d'araignée et autres arachnéides

Compost-âge

jeudi 28 mai 2009

L'échappée belle


Il y a des jours comme ça où on sourit seule à une allée de roses

Le coeur leger

délesté

On avance d'un pas assuré

le long de l'allée parfumée

et on se dit:

"ouf! Je l'ai échappé belle!"

Attachement farouche



Si tu crois que tu vas pouvoir partir sans moi....

Cours de tennis, combats en herbe...

A l'heure de Roland garros, sur de plus modestes courts de tennis, d'autres combats existent.
Il y a C qui se dit qu'elle en a MARRE, qu'elle aimerait rentrer, que ce sport n'est pas pour elle, il y a J qui se demande si le prof CROIT vraiment qu'ils sont capables de faire ça, il y a L qui rit en regardant son copain faire le pitre dans le dos du professeur, il y a N, fatiguée qui ne pense qu'à ses ampoules aux pieds, il y a M plus préoccupée du photographe que des explications tennistiques et B, blasée d'avance qui pense si fort "cause toujours" que je l'entends!
Combats contre ses doutes sur ses capacités sportives, combat contre son découragement, combat pour être le plus fort toujours, combat pour se faire plus remarquer que ses copains, combat contre son incompréhension totale de la moindre explication, combat contre son image en général.

mardi 26 mai 2009

Le cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates



En cette période de mails et de sms, nous pouvons nous délecter de la lecture de cette suite d'échanges de missives. Un chassé croisé entre des personnages attachants que l'on découvre petit à petit...


Humour, amitié et amour sur fond de guerre mondiale vue depuis Guernesey


A Lire absolument!

lundi 25 mai 2009

Insomnies

photo de Nicolas T



Vous dormiriez vous avec autant de lumières dans la tête?

je cherche le disjoncteur....

dimanche 24 mai 2009

Rêve de douceur



Fronts collés l'un contre l'autre

Pattes enchevêtrées

Emouvante symétrie

Deux vies en forme de coeur.



Je rêve de cette douceur!



(Notre minette Nalah est celle de droite)



samedi 23 mai 2009

Paris plage



Allez les parigotes!
C'est le moment d'acheter un nouveau maillot
Tous les matins, faire des abdos
et moins consommer de choco

vendredi 22 mai 2009

Le grand chantier




Après le baptème,
le grand chambardement....
Plus rien sur les murs
Plus de tableaux,
de dessins d'enfants.
Armée d'un rouleau je peins tout en blanc!
le blanc virginal
La pureté originelle
Le champs des possibles à venir.


et je vends
Tous ces murs blancs
et ce qu'ils renvoient de souvenirs
De larmes
et de rires
Sous tout ce blanc

jeudi 21 mai 2009

Les petits manques

Au sein du grand manque, il y a les petites choses qui manquent:

Les post-it avec devinettes ou mots d'amour dans la cuisine découverts au réveil
Les fleurs livrées n'importe quand, juste pour le plaisir
Les fleurs et mots d'amour qui me précédaient dans les chambres d'hôtel
Les petits dîners concoctés
Les caresses dans les cheveux pour m'endormir
Les bonnes bouteilles cachées dans les valises
Les anniversaires surprises
Un vrai partenaire au scrabble

A Marti





La perruque de travers, le pas maladroit
Tu tournes, tu tournes le manège pour moi.

Tes guiguis, devant, derrière, en ribambelle
Te vouent, te vouent une amitié éternelle

La voix traversière, le coeur aux abois
Je vis, je vis au creux de tes bras

Ta mère, tes frères, qui t'aiment et t'admirent
Te suivent, te suivent dans tes doux délires

Toi, le grand joueur de mots, le joyeux drille
Fait rire, rire mes fils et notre fille


Mais le manège accélère et tu succombes
Je tourne, je tourne pendant que tu tombes.....



Deux ans, aujourd'hui que tu es parti. Je n'oublie pas.

mardi 19 mai 2009

Une patte après l'autre


Monsieur Colvert avance prudemment
Sur les galets qui roulent dans le chemin
Une patte en l'air,
les plumes de la queue en tire-bouchon
Il semble faire preuve d'hésitation

lundi 18 mai 2009

e-Toile en cours



Pas à pas
Mot à mots
Je pleure puis je ris
Photo après photo

Timides touches sur le nuancier sur ma vie

Une histoire se dessine
Petit à petit
Beaucoup de couleurs
en demi-teinte puis vives

Il me tient à coeur, ce tableau-là!

dimanche 17 mai 2009

Plage d'Agosta


C'est la plage de mon enfance.
Il y a longtemps, lorsque mon frère et moi étions petits
il y avait une pancarte en haut de cette plage
Sur cette pancarte il y avait une flèche
avec écrit au bout: plage.

Lorsque nous quittions la maison, nos parents nous demandaient
Où allez-vous ?Nous répondions:
A plage!

P.S A force de lire le blog de Françoise, la nostalgie me vient...

La sagesse

J'aime la douceur qui se dégage des arrondis de cette image

madame tortue est bien sage

Elle évite toute précipitation

Peut s'isoler à tout moment de l'ambiante agitation

En disparaissant sous sa carapace

Et attendre là, que le temps passe

samedi 16 mai 2009

Même thème (image précédente) mais version romantique

Mon lit,

Ostensoir rubis sous l'éclât de saturne
Navire agité dans l'ouragan nocturne

sillonnant l'océan de l'empire des sens
sans que les ans n'éteignent mon appétance

Au bord du naufrage, il me porte à tes lèvres
Inespéré rivage atteint avec fièvre

Loin de la grève, sous la lune, puis le soleil
Il fait chavirer mon âme, aux berges du sommeil.


P.S A Noèse: n'imagine rien, ce billet est très ancien!

Déclinaisons en "li"



Une lichette de liaison liberatrice

Lisse la ligne mieux qu'un lifting

Ligotée par le lierre

D'un liliputien lyrique et libidineux

Quelle liesse!

Avis aux libres penseurs

Licenciés en libertinage

Mais chut...ce n'est pas le lieu

Pour se livrer à un tel libellé

Qui a de quoi liquéfier

La ligue des moins libertaires

Déjà livides!

Cette liste volée à la littérature

N'est pas limitée

Mais pour ne pas sombrer dans la litanie

Je vous libère.

vendredi 15 mai 2009

Le champ des possibles

<>

Le poisson rouge, terré au fond de son étang
lui même caché au fond d'une grotte,
percevait les mots du dehors.
Un jour un pêcheur d'amour
qui clamaient des mots
A faire pâlir un poisson, même rouge,
lui fit vibrer les écailles
Du coup le Carassius auratus
fit preuve d'une curiosité toute nouvelle
et se décolla de la glaise.
A suivre....

Lorsque même les fleurs se mettent à douter.



Oui, le monde est beau, il mérite qu'on relève la tête

Non, ce n'est pas toujours facile, la tête est lourde

Oui, se tenir droites nous permets de voir plus loin et plus de choses

Non, l'introspection vers le sol s'avère nécessaire

Oui, nous n'avons pas encore été cueillies profitons-en !

Non, je ne désire que la main qui m'est fleur.

jeudi 14 mai 2009

Dilemme



L'homme a un peu froid, mais il est fier de sa ceinture....

mercredi 13 mai 2009

Ma fille, mon amour!






En ce jour de rétrospective, je ne peux m'empecher de poster la mère et la fille à des ages semblables. Troublant la ressemblance n'est ce pas? Bien sûr, moi, au même âge (et encore maintenant dieu merci!) j'avais un papa!

Parce que certaines aurores sont particulières



c'est qui?
moi il y a trente sept ans. Je jouais à Tatiana la sauvageonne.
Tu rêvais?
Oh oui! Je vivais que je sauvais les animaux des chasseurs. J'étais la reine de la forêt.
Et aujourd'hui donc: c'est ton anniversaire.
Du plus loin qu'il m'en souvienne, j'ai toujours versé une larme à cette date fatidique!
Regarde derrière toi pour savoir qui tu es.
Surtout pas
Regarde devant alors !
Le chemin à venir me fait peur.


Je crois que je vais me contenter de sourire en regardant juste autour de moi, comme d’habitude….

mardi 12 mai 2009

Sauvetage

Notre minette a fait ses essais de chasseresse. Je l'ai vue débouler, le poil tout herissé, paniquée, poursuivie par un couple de merles très agressifs et même des moineaux qui criaient "pshit pshit" un peu en arrière. j'ai vu qu'elle avait dans la gueule un bébé merle qui hurlait tant qu'il pouvait.

Nous avons donc sauvé une vie,

toute vie étant précieuse.

D'autant plus que je suis une vraie fan des oiseaux que je ne me lasse pas d'observer, d' écouter et de photographier.

Après s'être remis de ses émotions, le petit merle a retrouvé ses parents.
On notera sur cette photo que Mère nature dans sa grande sagesse a réussi une fois de plus un bel exemple d'homochromie.

lundi 11 mai 2009

Soissons, 16 juin 1972.



20h. Fanny sort de la douche, enfile une jupe plissée verte, un petit chemisier blanc aux manches courtes en coton, se repoudre le nez. Son cœur palpite trop fort dans sa poitrine. Penser à prendre de longues inspirations, lentement….Voilà, la bête sauvage est de nouveau domptée. Rester calme. Brider ce bonheur qui exulte par tous les pores de sa peau.

« Oui, je peux me libérer le week-end prochain »

Il lui avait accordé le temps dont elle avait besoin. Dans deux heures, elle sera dans ses bras et ils tourneront l’un contre l’autre, lèvres scellées, se moquant des voyageurs qui les bousculeront peut-être.
Ne pas rater le train !
Où est le billet ? Sueurs.
Ouf ! Le voilà sur la table de nuit, pour lui permettre de le regarder jusqu’à ce que le sommeil l’emporte. Son destin est dans ce billet. Et le destin va enfin lui sourire, Fanny n’en doute pas une seconde. D’ailleurs il fait beau, d’ailleurs dans cinq jours c’est l’été. Leur saison. Celle qui a couvé leur amour naissant.
Quatre ans déjà !
Les cris et la fureur. La rue. Elle, aux côtés d’étudiants échevelés, lui, professeur si beau si « accessible » soudain. Combien d’heures l’avait-elle écouté ? Buvant ses paroles, partageant les gitanes maïs. Libération sexuelle, égalité, solidarité…..Elle lui avait tout offert, sans réfléchir. Sa virginité, ses rêves, l’innocence de sa jeunesse.
Ensuite….Que d’années teintées d’attente, de chuchotements, d’espoir, de silence et encore d’attente….

« Il est marié Fanny, marié » lui avait asséné sa meilleure amie
« Mais il m’aime Marie, c’est MOI qu’il aime ! »

En ce mois de juin 1972, leur amour va prendre un nouveau tournant. Quand les mots s’avèrent impuissants il faut exposer des arguments plus réels et celui que Fanny porte en elle est de taille à concurrencer tous les mots du monde !
C'est l'Argurment qui enfin le convaincra de quitter « l’autre », celle qui empêche leur amour de s’épanouir. Celle qui n’a jamais pu lui donner ce dont il rêve et que elle, Fanny va lui offrir, dans quelques heures….
Quatre mois qu’elle attend. Mars, avril, mai, juin…..Le bébé va bien, elle va bien, il l’aime, elle l’aime, trop de bonheur ! S’assoir, respirer…..
Quelques gouttes de parfum derrière l’oreille, dans le creux où il aime enfouir son nez, en lui murmurant des obscénités qui lui font naître des ondes fulgurantes au creux des reins.
Finies les chambres d’hôtels miteuses, les rendez-vous annulés à la dernière minute, les retrouvailles sur les aires d’autoroutes, les ébats dans la voiture. Basta !
Clé de contact. La 106 démarre. Boulevard Gambetta, mince une nausée, Avenue de Reims c’est passé, parking de la gare, compostage du billet, Respirer lentement. Ca y est l’autorail s’ébranle! Fanny s’enfonce confortablement dans son fauteuil, ferme les yeux et sourit
Enfin sure de son avenir…..
Le train va pénétrer dans le tunnel de Vierzy.
Le plafond du tunnel s’apprête à s’écrouler.
La catastrophe fera 108 victimes
Dont Fanny.

Echange gallinacéen



Tu aimes ma crête, ma poulette?

Je l'adore mon trésor!

Petits cailloux


Une bonne tasse de thé fumante posée sur la table basse en teck devant moi, je m’apretais à découvrir les cartes postales du lot acheté le matin même à mon petit bouquiniste des quais de Seine spécialisé dans le nord de la France.

Je me délectais à l’avance de l’émotion que ces prises de vue, anodines pour la plupart de mes congénères, allaient réssusciter en moi, impatient de retrouver la chaleur de mes souvenirs adolescents moi qui ne dispose que de si peu de temps.

Mince!

La tasse m'échappa des mains.

Je regardai, pétrifié, le thé se répandre sur mon tapis persan. Non je ne rêvais pas. C’était bien une carte postale de la rue des graviers!

Si je m’attendais!

Cette carte réanimait le seul souvenir que j’aurais voulu garder enfoui, que la vie est mal faite! Un, deux, trois petits cailloux gris lourds, si lourds dans ma main soudain affaiblie.

Tout me revint malgré moi. Les pièces du décor se remettèrent en place. En arrière plan l’Aisne qui coule imperturbable devant la haie d’honneur des peupliers dressés au garde à vous. Les petites maisons de pierres calcaires, grises et mouillées de chaque côté de la rue. Leur toit gris d’ardoise, luisants de pluie. Puis sur le devant de la scène, la bicyclette. Et crispées sur les poignées de cette bicyclette, ses mains. Et au bout, tout au bout de ses mains, son visage pâle, ruisselant et ses lèvres qui remuent imperceptiblement. Puis tout d’un coup, le son de ce qui devait pourtant être un chuchotement envahit la scène:

C’est fini, je ne t’aime plus, je te quitte.”

Un, deux, trois petits cailloux gris ramassés pour être jetés, trois petits cailloux gris pour ne pas crier et mon coeur en morceaux éparpillés, rue des graviers.

dimanche 10 mai 2009

Histoire de fils



En ce dimanche gris et pluvieux je poste des billets, entre deux lectures :

"Femmes qui courent avec les loups", de Clarissa Pinkola Estès, livre que toute femme devrait avoir dans sa bibliothèque afin d'ouvrir une page au hasard de temps en temps afin de se ressourcer et

"mémoire du vide" de Marcello fois.

Pourquoi se retenir quand l'envie est là, hein?
Comme disait ma grand-mère: " là où il y a de la gêne, il n'y a pas de plaisir!"
Sainte femme. Bon, je ne me gène pas donc et vous poste ces deux quenouilles dressées dans un étang du parc de Marquenterre:

Que fais-tu ?

Tu vois bien ! J’enroule ma quenouille

Tu rassembles sur lui-même le fil de ton chemin ?

Oui, je veux voir la place qu’il prend et estimer ce qu'il me reste sur la pelote globale

C’est impossible!

Je continue de croire en l’impossible, éternelle rêveuse que je suis

Mille fois, tu te remettras à l'ouvrage ?

avec joie et courage

Ouvrage à jamais inachevé

Eternels insatisfaits que nous sommes

Mais maintenant qu’il n’y a plus de fil derrière tes pas, tu n’as pas peur de te perdre ?

Oh, de toute façon même avec le fil déroulé je me suis perdue alors…Regarde comme c'est joli

Pourquoi deux quenouilles ?

Arrête donc de me poser des questions, fripouille !

La porte flacon



Je cherche
Le passage vers Le jardin
aux effluves printannières qui chatouillent la narine
La porte elle-même annoncera un flacon de parfum
Muguet, lilas et iris
En un goutte à goutte salvateur dans mes veines affamées
De sentiments et d’ardeurs, depuis trop longtemps privées.
Mon cœur cadenassé, empesé semblera à nouveau pouvoir aimer,
J' affronterai l'inconnu que m' offrira ce jardin
au détour d'une inscription sur un tronc multicolore de platane
L’espoir renaît
Entre nous, j'ai adoré le jardin Yu de Shangaï. Les jardins chinois d'une manière générale ont enchanté mes sens et mon esprit.

Paris en diaporama

Pour visionner ce diaporama musical, cliquez sur la photo et ne perdez pas patience pendant le téléchargement, merci (j'espère que cela va marcher...)
Tiens, puis pendant que j'y suis je me fais un petit coup de pub pour mon autre blog de photos: http://clickandsee.aminus3.com/
Bon dimanche à vous tous!

Sous le ciel de Paris


Que de rues arpentées
Amnésie sur la pâleur et la saleté
Où au contraire acceptation d'en prendre plein les yeux et le nez
Lucidité masoschiste de la parisienne moyenne
Marcher les yeux en l'air
Où sur les toiles exposées
Car l'art ici est encensé
Peint chanté clâmé slamé à chaque coin de rue
Que de vies partagées,
offertes dénudées à l'oeil du parisien blasé
Qui a la capacité surnaturelle de ne plus s'étonner
Que de derniers métros attrapés au vol ou ratés
Paris ville de mes vingt premières années

Enfin, ce qu'il en reste.

samedi 9 mai 2009

Clin d'oeil




Un pt'it clin d'oeil pour mes amis alsaciens ....

Claquettement votre !

De fil en aiguille

Elle avait commencé par chercher des gendarmes pour son élevage. En ce mois d'avril, elle aimait les voir embrochés, derrière contre derrière, continuant à vaquer ainsi à leurs occupations d'insecte. Puis elle était tombée sur un champ de pissenlits. Le pollen qu'ils dégageaient la fit éternuer. Un bouquet de fleurs jaunes: voilà ce qui ferait plaisir à sa maman!
Elle en cueillit dix, vingt puis elle s'embrouilla dans le compte. Lorsqu'elle voulu les assembler de jolie façon, elle s'aperçut que les tiges n'étaient pas toutes de longueur identique et que certaines fleurs n'avaient même plus de tige du tout! Alors elle eut l'idée d'aller chercher un plat pour les présenter comme une tarte.
Une tarte aux pissenlits.
Mais une fois disposés ainsi, les fleurs formaient un nid. Il ne manquait plus que l'oiseau.... Comment faire l'oiseau? Elle eut l'idée d'utiliser ses mains incrustées de terre et de pollen qui placées d'une certaine façon ressemblaient à des ailes.
C'est à ce moment-là que sa maman sortit de la maison, l'appareil photo à la main et qu'elle s'écria:
Un ange au centre du soleil! Quelle bonne idée ma chérie!

vendredi 8 mai 2009

Nostalgie



Dans les souterains de ma mémoire, ce bouquet me semble encore si vif....


Blonde corolle

Une fleur soleil:

jeudi 7 mai 2009

A propos d'un nouveau pseudo...

L'hélianthine, autrement appelée méthylorange ou encore orangé de méthyle, est un indicateur coloré utilisé en chimie pour marquer la présence d'un milieu acide (il vire en rose-rouge) ou d'un milieu basique (il vire en jaune-orangé). On l'utilise donc pour les dosages acido-basiques.

Son nom date du XIXe siècle et est emprunté à la plante hélianthe[5] (du latin helianthus - du grec hêlios, « soleil », et anthos, « fleur »).

Le tournesol fait partie des Hélianthes.
Le jaune et l'orange sont des couleurs que j'aime. Beaucoup de très beaux éléments de cette planètes sont teintés ainsi : au hasard: les bijoux :) et surtout....Le chassagne Montrachet premier cru!

Alors je vais trinquer à mon baptême avec vous tous mes lecteurs, mes autres araignées sur cette toile géante tissée entre nous!

Salute, Santé, Cheer, Prosit, Na Zdorovie, etc...

mercredi 6 mai 2009

Baptème bis

HelLutte devient hélianthine.
Il y a des jours comme ça!
On se réveille un matin, merci monsieur coq, à cinq heures du matin
Et en réfléchissant bien
avant même son premier café,
On se rend compte que sa colère est loin.
Hel n'a plus besoin de lutte
hel a besoin de couleurs
Alors comme une grande
Elle change de nom.
Qui sait ce que seront les couleurs de demain?

mardi 5 mai 2009

Au seuil de la délivrance

Fuir l'imposture, sortir de la cohorte,

chercher et trouver la céleste voie

Abattre les murs, faire taire le cloporte

Métamorphose en papillon de soie

Ultime épreuve : franchir la ronde porte....

lundi 4 mai 2009

Surfer dans le ciel

Je plane les gens, je plane!

Vous devriez essayer, c'est vraiment top!